Yaoundé, le 28 mars 2026.
Les enjeux liés à l’articulation
entre durabilité et commerce international ont été au cœur d’une conférence
organisée le 28 mars dernier à Yaoundé, au Cameroun, en marge de la 14e
Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Parmi
les acteurs présents, Olam Palm Gabon a pris part aux échanges consacrés au
rôle des normes volontaires de durabilité (Voluntary Sustainability Standards –
VSS) dans les chaînes de valeur mondiales.
Organisée par l’International
Institute for Sustainable Development (IISD), cette rencontre a réuni des
représentants du secteur privé, des institutions internationales et des
experts, autour d’une question centrale : comment renforcer des systèmes de
certification capables de concilier exigences environnementales, inclusion
économique et fluidité des échanges commerciaux.
Producteur d’huile de palme
durable certifiée RSPO, Olam Palm Gabon (OPG) a partagé son retour d’expérience
en tant qu’acteur engagé dans la mise en œuvre de standards internationaux.
L’entreprise, présentée comme l’une des principales sociétés certifiées RSPO
sur le continent africain, a notamment mis en avant l’importance d’une approche
ancrée dans les réalités locales pour garantir l’efficacité des dispositifs de
durabilité.
Selon les éléments présentés lors
des discussions, des standards robustes peuvent contribuer à générer des
impacts environnementaux et sociaux mesurables, tout en restant compatibles
avec les cadres réglementaires du commerce international. Cette articulation
apparaît aujourd’hui comme un enjeu clé, dans un contexte marqué par le
renforcement des exigences réglementaires, notamment en matière de traçabilité
et de lutte contre la déforestation.
Intervenant au nom d’OPG, Quentin
Meunier, Senior Vice-Président en charge du Développement Durable, a souligné
la nécessité d’un meilleur alignement entre les différents référentiels
existants, citant notamment le règlement européen sur la déforestation (RDUE).
Il a également insisté sur l’importance d’une responsabilité partagée entre
l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement, au-delà des seuls
producteurs en amont.
Les échanges ont par ailleurs mis
en lumière le besoin de renforcer les mécanismes de soutien et de
reconnaissance à destination des entreprises engagées dans des démarches
responsables, dans un secteur souvent confronté à des défis structurels et
réputationnels.
Dans un contexte où les attentes
en matière de durabilité continuent de croître à l’échelle internationale, les
participants ont convergé sur la nécessité de renforcer la coopération entre
producteurs, décideurs publics et organismes de normalisation, afin de
construire des modèles de commerce plus résilients et inclusifs.
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