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Economie Marcelin Alinou 2026-08-20 73 Vues Comments (0 Comment(s))

Gabon-Nkok / ‘’La Santé Pharmaceutique à l’agonie’’ : Deux mois après les instructions fermes du Chef de l’État, toujours le statu quo !

L’Etat va-t-il enfin sauver cette usine de fabrication de médicaments ?

La société ‘’ La Santé Pharmaceutique’’ va-t-elle mourir de sa belle mort ? C’est l’impression qui se dégage au regard des atermoiements, de la passivité et surtout de la non prise en compte des urgences de sauvetage de cette société par les différents acteurs à qui le président de la République, Chef de l’État et du gouvernement avait instruit de trouver rapidement des voies et moyens pour redonner vie à cette structure spécialisée dans la fabrication des médicaments au Gabon.

Le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema avait mesuré l’ampleur de la situation que traversait ‘’La Santé Pharmaceutique’’ et a convoqué d’urgence les différents acteurs intervenant dans le secteur de la distribution du médicament au Gabon pour sortir cette société de la zone rouge dans laquelle elle se trouve et qui risque, si rien n’est fait, courir à sa fermeture.

 Le Président a instruit ces différents acteurs d’agir avec diligence pour que cette situation change, surtout qu’elle exprime un paradoxe qui ne justifie pas. A savoir, la pénurie des médicaments de première nécessité dans un pays qui dispose d’une industrie de fabrication de ces produits. Pire, une menace d’expiration des tonnes de médicaments pendant que les centres de santé manquent du minimum. Après les instructions fermes du Chef de l’État, alors que l’optimisme avait commencé à se pointer à l’horizon non seulement pour les investisseurs, les employés de cette société et les usagers, rien ne semble bouger dans le bon sens.

C’est le statu de quo. Après la rencontre avec le Président de la République, les réunions ont succédé aux visites de l’usine, des promesses de bonnes intentions, et plus rien. Pendant ce temps, près de 80 Gabonais sont au chômage technique, des tonnes de médicaments se périment chaque jour, et l’outil de production, par manque d’activité se grippe.

Face à ce qui ressemble à une volonté manifeste de faire pourrir la situation, de nombreux observateurs se posent la question de savoir qu’elle est la main noire qui empêche au ministère de la Santé de trouver une thérapie adaptée pour sauver l’unique usine de fabrication des médicaments au Gabon. Mieux, d’autres se demandent ce que valent aujourd’hui les instructions du Chef de l’Etat.

Une interrogation qui a tout son sens. En effet, dans un secteur aussi vital que la santé, pour lequel le Chef de l’Etat s’était engagé à garantir l’accès aux populations, il est incompressible que le moteur de cette politique soit négligé au point de la laisser tout simplement couler. Que fait le ministre de la Santé pour faire appliquer les instructions du Chef de l’Etat ?

À quoi joue l’Office pharmaceutique national (OPN) ? Elle qui devrait assumer le ravitaillement des structures de santé en produits pharmaceutiques.

Faudrait-il revenir au Président de la République pour trouver des solutions aux situations sur lesquelles il s’est déjà prononcé ? Si oui, à quoi servent alors ses collaborateurs qui doivent servir de relais pour l’application de la vision du Chef ?

Pour un observateur averti qui suit de près la situation de la Santé Pharmaceutique’’, ‘’ La situation que traverse aujourd’hui cette société est tout simplement la conséquence d’une mafia de ce secteur et des gros intérêts par ceux qui sont appelés à faire appliquer la vision du Président.

Il est inconcevable qu’on priorise les produits pharmaceutiques fabriqués en occident au coût onéreux, au détriment de ceux fabriqués sur notre territoire, fiables et à moindre coût.

Le soutenir signifie tout simplement qu’on a les gros intérêts derrière’’ a-t-il conclu. Quoiqu’on dise, tous les regards sont tournés vers le ministère de la Santé pour sauver ce grand malade qui, en temps normal devrait faire la fierté du Gabon dans la sous-région en matière de fabrication de produits pharmaceutiques, mais qui risque se transformer, si sa mort est attestée en une ignominie pour le pays, mais aussi un frein pour les investisseurs.

Max Ali

Alinou Marcelin

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