L’Etat
va-t-il enfin sauver cette usine de fabrication de médicaments ?
La société
‘’ La Santé Pharmaceutique’’ va-t-elle mourir de sa belle mort ? C’est
l’impression qui se dégage au regard des atermoiements, de la passivité et
surtout de la non prise en compte des urgences de sauvetage de cette société
par les différents acteurs à qui le président de la République, Chef de l’État
et du gouvernement avait instruit de trouver rapidement des voies et moyens
pour redonner vie à cette structure spécialisée dans la fabrication des
médicaments au Gabon.
Le Président
de la République Brice Clotaire Oligui Nguema avait mesuré l’ampleur de la
situation que traversait ‘’La Santé Pharmaceutique’’ et a convoqué d’urgence
les différents acteurs intervenant dans le secteur de la distribution du
médicament au Gabon pour sortir cette société de la zone rouge dans laquelle
elle se trouve et qui risque, si rien n’est fait, courir à sa fermeture.
Le Président a instruit ces différents acteurs
d’agir avec diligence pour que cette situation change, surtout qu’elle exprime
un paradoxe qui ne justifie pas. A savoir, la pénurie des médicaments de
première nécessité dans un pays qui dispose d’une industrie de fabrication de
ces produits. Pire, une menace d’expiration des tonnes de médicaments pendant
que les centres de santé manquent du minimum. Après les instructions fermes du
Chef de l’État, alors que l’optimisme avait commencé à se pointer à l’horizon
non seulement pour les investisseurs, les employés de cette société et les
usagers, rien ne semble bouger dans le bon sens.
C’est le
statu de quo. Après la rencontre avec le Président de la République, les
réunions ont succédé aux visites de l’usine, des promesses de bonnes intentions,
et plus rien. Pendant ce temps, près de 80 Gabonais sont au chômage technique,
des tonnes de médicaments se périment chaque jour, et l’outil de production,
par manque d’activité se grippe.
Face à ce
qui ressemble à une volonté manifeste de faire pourrir la situation, de
nombreux observateurs se posent la question de savoir qu’elle est la main noire
qui empêche au ministère de la Santé de trouver une thérapie adaptée pour
sauver l’unique usine de fabrication des médicaments au Gabon. Mieux, d’autres
se demandent ce que valent aujourd’hui les instructions du Chef de l’Etat.
Une
interrogation qui a tout son sens. En effet, dans un secteur aussi vital que la
santé, pour lequel le Chef de l’Etat s’était engagé à garantir l’accès aux
populations, il est incompressible que le moteur de cette politique soit
négligé au point de la laisser tout simplement couler. Que fait le ministre de
la Santé pour faire appliquer les instructions du Chef de l’Etat ?
À quoi joue
l’Office pharmaceutique national (OPN) ? Elle qui devrait assumer le
ravitaillement des structures de santé en produits pharmaceutiques.
Faudrait-il
revenir au Président de la République pour trouver des solutions aux situations
sur lesquelles il s’est déjà prononcé ? Si oui, à quoi servent alors ses collaborateurs
qui doivent servir de relais pour l’application de la vision du Chef ?
Pour un
observateur averti qui suit de près la situation de la Santé Pharmaceutique’’,
‘’ La situation que traverse aujourd’hui cette société est tout simplement la
conséquence d’une mafia de ce secteur et des gros intérêts par ceux qui sont
appelés à faire appliquer la vision du Président.
Il est
inconcevable qu’on priorise les produits pharmaceutiques fabriqués en occident
au coût onéreux, au détriment de ceux fabriqués sur notre territoire, fiables
et à moindre coût.
Le soutenir
signifie tout simplement qu’on a les gros intérêts derrière’’ a-t-il conclu.
Quoiqu’on dise, tous les regards sont tournés vers le ministère de la Santé
pour sauver ce grand malade qui, en temps normal devrait faire la fierté du
Gabon dans la sous-région en matière de fabrication de produits
pharmaceutiques, mais qui risque se transformer, si sa mort est attestée en une
ignominie pour le pays, mais aussi un frein pour les investisseurs.
Max Ali
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