La polémique
autour de la réhabilitation de l’immeuble abritant le ministère du Pétrole et
du Gaz suscite une mise au point de l’actuel ministre, Clotaire Kondja, qui
dément toute implication dans la conclusion du contrat aujourd’hui au cœur des
débats.
Une
polémique née d’une fake news répandue par un tabloïd de la place.
Selon les
éléments avancés par le ministre, le contrat de réhabilitation aurait été signé
en octobre 2025, soit plusieurs mois avant sa prise de fonctions, intervenue le
1er janvier 2026.
Un contrat
signé avant son arrivée
La
chronologie constitue ainsi l’argument principal de Clotaire Kondja. Au moment
de la signature du marché, il n’exerçait pas encore les fonctions de ministre
du Pétrole et du Gaz.
Le
département ministériel était alors placé sous la responsabilité de l’actuel
ministre des Mines. Les décisions relatives à la conclusion du contrat doivent
donc être replacées dans le contexte institutionnel de l’époque.
Près de 4
milliards de FCFA en question
La
controverse porte notamment sur le coût annoncé des travaux, évalué à près
de 4 milliards de francs CFA, ainsi que sur les conditions d’attribution et
de financement du projet.
Des
interrogations sont également soulevées autour des mécanismes PID/PIH
évoqués dans le financement de l’opération.
Ces
différents points peuvent naturellement faire l’objet de vérifications par les
autorités compétentes. Toutefois, ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir
une responsabilité personnelle de l’actuel ministre dans un contrat conclu
avant son entrée en fonction.
Clotaire
Kondja dénonce une confusion
Le ministre
entend ainsi clarifier ce qu’il considère comme une confusion entre sa fonction
actuelle et des décisions administratives prises en 2025.
Il rejette
toute présentation laissant entendre qu’il aurait participé à la conclusion du
marché. Son argument est fondé sur un élément précis : le contrat était déjÃ
signé lorsqu’il a été nommé à la tête du ministère du Pétrole et du Gaz.
Dans ce contexte,
les éventuelles irrégularités liées à la passation, à la signature ou au
financement du contrat doivent être examinées à la lumière des responsabilités
institutionnelles en place au moment des faits.
Les faits
plutôt que les allégations
En l’absence,
à ce stade, d’éléments officiels établissant une implication personnelle de
Clotaire Kondja, il convient de distinguer les faits vérifiables des
allégations.
La
chronologie présentée est simple : contrat signé en octobre 2025, prise de
fonctions de Clotaire Kondja le 1er janvier 2026.
Toute mise
en cause de sa responsabilité dans la conclusion de ce marché devrait donc être
étayée par des documents ou des éléments précis permettant d’établir sa
participation effective.
Marcelin
ALINOU
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