À l’issue de sa
4e édition tenue à Casablanca du 20 au 23 mai 2026, les Journées Pétrole
confirment leur ambition: faire émerger une approche africaine plus crédible,
plus structurée et plus stratégique de la gouvernance, de la valorisation et de
l’attractivité des hydrocarbures du continent.
Casablanca, le 23
mai 2026 – Organisée par le cabinet 3M-Partners & Conseils, la 4e édition
des Journées Pétrole s’est achevée sur une conviction forte : dans les
hydrocarbures africains, le sujet n’est plus seulement la ressource ; il est désormais
la qualité du cadre qui permet de la transformer en valeur, en confiance et en
souveraineté durable. Placée sous le thème « Construire l’attractivité :
stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains », cette
édition a réuni à Casablanca 120 acteurs issus de 9 pays, parmi lesquels des
représentants d’États, d’administrations, de sociétés nationales, d’experts, de
partenaires techniques et d’acteurs du financement, autour d’une même exigence
: mieux gouverner, mieux négocier et mieux valoriser les hydrocarbures
africains dans l’intérêt des pays du continent et dans le respect de
partenariats solides et crédibles.
L’ouverture
officielle des travaux a été assurée par Son Excellence l’Ambassadeur du Gabon
au Maroc, donnant d’emblée à cette 4e édition une portée institutionnelle et
diplomatique forte, à la hauteur des enjeux débattus.
Tout au long des
travaux, les échanges ont confirmé une réalité désormais largement partagée :
avoir des ressources ne suffit plus. L’attractivité des hydrocarbures africains
repose aujourd’hui sur un ensemble de facteurs structurants qui tiennent autant
à la qualité du sous-sol qu’à la qualité du cadre qui l’entoure. C’est dans
cette articulation entre gouvernance, sécurité juridique, compétitivité
fiscale, maîtrise de la donnée, stabilité des engagements et crédibilité institutionnelle
que se joue désormais la capacité des pays africains à attirer durablement les
investissements et à transformer leurs ressources en valeur stratégique.
« L’Afrique ne
doit plus vendre seulement un sous-sol, mais une crédibilité », a rappelé
Gacyen Mouely, Associé gérant de 3M-Partners & Conseils, à l’issue des
travaux. Il a également souligné que « le vrai sujet n’est plus seulement la
ressource. Le vrai sujet est l’attractivité. Et cette attractivité ne se
décrète pas : elle se construit. »
Cette 4e édition
a permis d’approfondir plusieurs leviers désormais déterminants pour la
compétitivité des secteurs pétroliers et gaziers africains. Les échanges ont
porté sur les réformes et la gouvernance, sur les données et la digitalisation,
sur l’attractivité fiscale et la rentabilité économique, sur le contenu local
et la montée en expertise, sur la valorisation du gaz naturel, ainsi que sur la
place des hydrocarbures dans les trajectoires africaines de transition énergétique.
Au fil des panels
et des discussions techniques, une même ligne de force s’est imposée :
l’Afrique doit bâtir des cadres plus lisibles, plus stables et plus adaptatifs.
Elle doit traiter la donnée géoscientifique comme un actif stratégique. Elle
doit mieux articuler souveraineté économique, sécurité juridique et
attractivité. Elle doit aussi faire du contenu local un véritable levier de
transformation, en l’orientant davantage vers les compétences, les capacités durables
et l’émergence d’acteurs africains plus solides. Enfin, elle doit mieux
intégrer le gaz dans ses trajectoires d’industrialisation, de diversification
et de sécurité énergétique.
Le panel
d’ouverture consacré aux réformes et à la gouvernance a particulièrement
illustré l’esprit de l’édition.
En posant de
front les questions de l’attractivité de l’amont dès l’exploration, de la
compétitivité des cadres réglementaires, de la stabilité contractuelle, de la
prévention des litiges et de la réputation des États, il a contribué à
esquisser une feuille de route pour une gouvernance pétrolière amont plus
moderne, plus rigoureuse et plus compatible avec les exigences d’un marché
international devenu plus sélectif.
Parmi les
messages les plus forts de cette édition, la question de la donnée s’est
imposée comme un enjeu majeur.
« Dans notre
secteur, la donnée n’est pas un simple support technique. C’est un actif. Data
is gold. Elle est à la fois une source de valeur et un enjeu de souveraineté »,
a insisté Gacyen Mouely. Avant d’ajouter : « Un État qui maîtrise ses données,
qui les structure, qui les numérise et qui les rend mesurables, est un État qui
réduit sa dépendance, pilote mieux et négocie d’égal à égal. »
Au-delà des
échanges techniques, les Journées Pétrole 2026 ont confirmé leur vocation :
offrir un espace africain de dialogue stratégique, de confrontation utile et de
partage d’expériences entre administrations, sociétés nationales, experts,
opérateurs et partenaires du financement. En clôture de l’événement, Gacyen
Mouely a réaffirmé cette ambition en déclarant : « Les Journées Pétrole doivent
devenir le rendez-vous de référence des acteurs africains des hydrocarbures. »
Il a ajouté : « Le sujet africain n’est plus seulement de posséder des
ressources. Il est de construire les conditions qui les rendent crédibles,
finançables et utiles à la transformation de nos économies. Mais surtout, il
faut passer des discours à l’action. Le diagnostic est fait. Les solutions sont
connues. Agissons. »
Cette édition a
été marquée par l’implication de partenaires de référence, dont la contribution
a renforcé la qualité et la portée des échanges. S&P Global est intervenu
sur l’environnement des activités upstream et downstream en Afrique ainsi que
sur les perspectives liées à la valorisation du gaz naturel. Africa Finance
Corporation (AFC) a, pour sa part, partagé sa lecture des critères
d’investissement et des cadres fiscaux applicables aux projets pétroliers africains.
Le choix de
Casablanca s’est pleinement confirmé au regard du thème retenu. En offrant un
cadre propice à une réflexion africaine exigeante sur les conditions d’un
développement pétrolier compétitif et durable, cette édition a renforcé la
stature des Journées Pétrole comme plateforme appelée à compter davantage dans
le débat continental.
À l’issue de
cette 4e édition, une conviction se dégage : l’Afrique ne gagnera pas la
bataille des hydrocarbures par la seule richesse de son sous-sol, mais par sa
capacité à construire des cadres crédibles, des institutions solides, des
données mieux maîtrisées et des partenariats plus intelligents.
Les Journées
Pétrole entendent poursuivre cette ambition dans les prochaines éditions, avec
la volonté affirmée de s’imposer comme le rendez-vous africain de référence sur
la gouvernance, la négociation, la valorisation et la transformation
stratégique des hydrocarbures du continent.
Il y a 0 Commentaire(s)