La
protection sociale s’affirme comme un nouveau terrain de consolidation des
liens entre Libreville et Ouagadougou. Réunies au siège de la Caisse nationale
de sécurité sociale (CNSS) du Gabon, du 27 au 31 juillet 2026, les équipes
techniques des deux institutions ont procédé à la reddition des comptes des
exercices 2023, 2024 et 2025. Un rendez-vous de rigueur financière qui vise à
garantir la continuité et la fiabilité des prestations versées aux assurés
sociaux établis dans l’un ou l’autre pays.
Loin de se
limiter à une formalité administrative, cette opération constitue un mécanisme
essentiel de régulation entre deux organismes engagés dans la protection des
travailleurs et de leurs ayants droit. Elle permet notamment de vérifier la
concordance des opérations financières, de clarifier les éventuels écarts et de
préserver la fluidité du paiement des pensions, des rentes d’accidents du
travail et des prestations liées aux maladies professionnelles.
Cette
rencontre intervient dans le cadre de l’accord de coopération conclu entre les
deux Caisses, qui organise la prise en charge des bénéficiaires ayant choisi de
transférer leur résidence principale entre le Gabon et le Burkina Faso. À
travers ce dispositif, les deux institutions entendent adapter leur
collaboration aux réalités d’une mobilité professionnelle et humaine de plus en
plus importante sur le continent africain.
À
l’ouverture des travaux, Marc Joël Batchielily, conseiller du directeur général
de la CNSS du Gabon, a insisté sur la portée stratégique de cette démarche.
Représentant la direction générale, il a mis en avant l’exigence de
transparence, de bonne gouvernance et de discipline financière qui guide cette
coopération bilatérale.
La
délégation burkinabè, Conduite par Augustine Marthe-Charlotte Nacro épouse
Gouem, directrice centrale des prestations, a, pour sa part, salué la qualité
des échanges et l’esprit de partenariat qui caractérise les relations entre les
deux organismes. Elle a réaffirmé la volonté de Ouagadougou de maintenir une
collaboration durable, qui vise la protection effective des assurés sociaux.
Sur le
terrain technique, les experts des deux pays ont passé en revue plusieurs
points sensibles, notamment le traitement des réclamations, la vérification des
mouvements financiers et le rapprochement des paiements effectués par les deux
Caisses. Ces travaux, conduits côté gabonais par Mondjot Nzouba Ndama, agent
comptable, et Face d’Ange Nzengue, directeur des prestations techniques, ont
permis d’aboutir à une validation commune des comptes des trois derniers
exercices.
Cette
avancée renforce la transparence des échanges financiers et apporte davantage
de garanties aux bénéficiaires, en sécurisant le circuit de paiement des
prestations sociales qui leur sont dues.
Signé le 5
février 2019, l’accord de paiement entre les deux institutions prévoit une
procédure régulière de reddition des comptes, organisée alternativement par
chacune des Caisses. Une exigence qui traduit la volonté des deux parties
d’inscrire leur partenariat dans la durée et de bâtir une relation fondée sur
la confiance et la responsabilité.
En
renforçant leurs mécanismes de contrôle et de coordination, les deux Caisses
donnent corps à une ambition commune, celle de faire de la protection des
droits sociaux un espace de convergence et de solidarité entre États.
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