Le rail
gabonais s’ouvre davantage au secteur agricole. La Société d’Exploitation du
Transgabonais (SETRAG) vient de franchir une nouvelle étape dans la
diversification de ses activités de fret avec la réalisation d’une première
opération de transport de manioc entre Franceville et Owendo.
Pour cette
opération, 4 tonnes de manioc ont été acheminées à bord de trois wagons,
reliant ainsi Franceville à Owendo sur le réseau du Transgabonais.
Au-delà de
son caractère inédit, cette initiative traduit la volonté de la SETRAG de
mettre le transport ferroviaire au service du développement des filières
agricoles locales. Elle constitue une réponse aux besoins logistiques des producteurs,
transformateurs et autres acteurs économiques engagés dans la valorisation des
produits agricoles gabonais.
Une nouvelle
opportunité pour les filières locales
Le transport
ferroviaire présente un potentiel important pour faciliter l’acheminement des
productions agricoles sur de longues distances. En reliant les zones de
production aux principaux pôles de consommation et de distribution, le
Transgabonais pourrait contribuer à améliorer la circulation des produits et Ã
renforcer les échanges entre les différentes localités traversées par la voie
ferrée.
Cette
première expérience, présentée comme concluante, devrait par ailleurs ouvrir la
voie à de nouvelles expéditions de produits agricoles, déjà en préparation.
Elle vient ainsi confirmer la capacité du rail à accompagner progressivement la
structuration et la croissance des filières agricoles et de leurs activités de
transformation.
À travers la
diversification de ses activités de fret, la SETRAG entend poursuivre son
engagement en faveur du développement économique des territoires, de la
valorisation des productions locales et de l’accompagnement des acteurs
économiques gabonais.
Avec cette
première cargaison de manioc entre Franceville et Owendo, le Transgabonais ne
se limite donc plus au transport traditionnel des marchandises : il affirme
progressivement son rôle de levier logistique au service de l’économie locale
et du développement des filières agricoles gabonaises.
Marcelin
ALINOU
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